Depuis maintenant deux semaines et demi, je suis Team Leader à titre temporaire dans l’industrie pharmaceutique. J’ai commencé dans cette société en tant qu’opérateur de production à divers postes avant de devenir responsable de la formation du personnel. En raison de la campagne de remplissage de vaccins qui a lieu comme chaque année en été, il a été fait appel à des candidatures internes pour ce poste, j’ai postulé, et j’ai été choisi.

L’idée que je me faisais de ce job et assez différente de ce qu’il est en réalité. Je pensais qu’il s’agissait simplement d’organiser le travail, de gérer le personnel, et d’apporter des réponses immédiates à toute situation hors normes. Mais il en va tout autrement…

En fait, pour ce qui est de l’organisation du travail, tout est déjà organisé, ou presque. Dans cette branche, je me contente de contrôler que ce qui doit être disponible l’est effectivement. En ce qui concerne la gestion du personnel, en effet, il faut gérer un peu, faire des rappels de temps à autres concernant ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas oublier, comment il faut travailler. Enfin, pour ce qui est des réponses, là, je ne m’étais pas trompé, excepté sur l’ampleur de cette tâche. En effet, il est rare que « tout aille parfaitement ». Je ne dis pas pour autant que c’est le chaos. Loin de là. Mais jusqu’ici, il ne s’est pas passé un seul quart de shift sans problème à résoudre. Des pannes machines, des opérateurs qui font une bêtise ou l’autre, des documents introuvables, des écritures difficiles à déchiffrer, la gestion des pauses des opérateurs, des soucis de communication, et bien d’autres!

Par contre, il y a quelques petites choses dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par exemple, dès qu’une ligne s’arrête, il faut que j’identifie les raisons pour lesquelles cet arrêt a lieu, et que je raccourcisse au maximum cette période non-rentable.

Jusqu’ici, étant débutant, on ne m’a mis en charge qu’une seule ligne. Les autres Team Leaders peuvent en avoir jusqu’à 3 à gérer… Je commence petit à petit à m’en sortir, mais c’est encore difficile.