Un CV traditionnel, c’est assez chiant à lire. Alors je vais tenter de le raconter façon bio plutot que sous forme d’une liste…
Ã?tudes
Rien de particulier à signaler. J’ai passé mes primaires dans une petite école communale en ardennes, à Melreux, pour être précis. Petite anecdote, en sixième, mon prof était le père de Philipe Courard .
Ensuite, trois années de secondaire à La-Roche-en-Ardennes. Mes options: sciences économiques et informatique. Autant dire que je n’ai rien appris à ce dernier cours. En raison d’un déménagement en cours d’année scolaire, j’ai été très absent de ma troisième année secondaire. Cela m’a valu d’échouer de peu aux examens de fin d’année. J’ai donc fait 4 ans à l’athénée royal Emile Fonck de Marche-en-Famenne. J’en ai profiter pour basculer sur les langues… Néérlandais, anglais et allemand. Un seul échec vraiment notable au cours de ces années: en cours de gym… Bah oui, j’aime pas courrir dans les bois!
Après ça, j’ai tenté une candidature en Droit, aux Facultés Universitaires Notre Dame de la Paix. J’ai adoré assister aux cours, mais malheureusement, un obstacle important s’est trouvé face à moi : la découverte du HTML, puis du JavaScript, et enfin du Java… J’ai commencé à passer plus de temps devant mon ordinateur que sur les bancs de l’amphi… J’ai donc lamentablement échoué mes examens.
Les vacances passèrent, j’ai découvert le C sous DJGPP, codé mes premières applications console, perdu quelques heures à m’émerveiller des émulateurs et de la demoscene … J’ai investi mon argent de poche dans l’achat de Microsoft Visual C++ 6 et codé quelques applis simplistes, entre autres un petit logiciel de “post-it” et une variante d’un auto-extracteur de zips orienté démoscene… J’ai découvert les joies de MFC, y ai un peu trouvé d’ennui, puis j’ai redécouvert WinAPI et les joies du “tout par messages”.
Assez logiquement, j’ai débuté un graduat en informatique. En fait, c’est arrivé un peu par hasard, mais soit. La première semaine, j’ai été confronté aux horeurs du pascal, et peut attester de la légende : “Real Programmers don’t use pascal ” (mais pas pour les mêmes raisons). J’ai fait face à un mainframe qui parvenait parfois à rester actif plus de 5 minutes sans planter. J’ai aussi eu un cours sur “qu’est-ce qu’un ordinateur”, où le prof nous a expliqué en quoi consiste une souris et qu’il existait divers types de claviers. Ã?trangement, il n’a pas évoqué le dvorak. J’ai aussi eu des cours d’anglais et de néérlandais. Enfin… “Leer nederlands met Babar” et “Speak English with Mickey Mouse”. On avait aussi des cours de sciences économiques, qui m’ont replongé 7 ans en arrière. Puis vint la seconde semaine, et l’exposé du programme des trois années de cours… Première année : pascal et cobol. Deuxième année, pascal, cobol, et un peu d’assembleur. Troisième année, un peu de C. Au deuxième semestre, si on a le temps, on fera peut-être les bases du Java. Je n’ai pas assisté à la troisième semaine.
Expérience
Donc fallait bien faire quelquechose. J’ai commencé par m’inscrire au chomage, et j’en ai profité pour reprendre le java, chipoter un peu plus loin sous WinAPI, et me suis remis à la conception de sites web. J’ai réappris le JavaScript qui avait déjà bien changé, appris le CSS qui n’en était qu’à ses balbutiements, ai approché les nouveautés du HTML 4.0, et joué des innovations apportées par Internet Explorer 4 à l’époque où Redmond était plutot en avance sur tous les autres. J’ai donc commencé à gérer Apache et à écrire en PHP et en Perl…
Au bout de quelques mois, il fallait bien trouver un job. J’ai alors rencontré Claude B. qui ma offert mon premier job. En substance, il donnait des consignes à un graphiste, qui travaillait sous Photoshop, et ensuite je me chargeais de transformer ces images en pages web. Pas très passionnant, mais au moins, cela m’a permis d’approcher de vrais serveurs (que j’ai dû choisir, acheter, et configurer de fond en comble sans jamais avoir touché à Linux). En deux semaines, j’en ai appris assez pour effectuer les travaux basiques requis par mon job. En l’essence, j’avais plusieurs postes dans cette société. Web-designer, sysadmin, gestionnaire des backups, help-desk téléphonique (aussi bien pour les clients que pour mes deux patrons qui avaient autant de connaissances en informatique que j’en ai en cuisine). Ca a duré un an. Officiellement, j’étais engagé à mi-temps. Dans la pratique, je travaillais entre 10 et 16 heures par jour. Ceci étant dit, les jours ou j’avais de quoi faire, je travaillais “vraiment”, et les autres jours, je me contentais d’adopter le principe du “20% time ” de Google.
Bref, au bout de cette année, mon contrat a pris fin. Le lendemain, celui de deux autres de mes collègues s’est terminé aussi. Bref, en 2 jours l’équipe est passée de 6 à 3 personnes.
Je devais donc retrouver un travail. J’ai cherché un peu dans l’informatique, mais sans succès. Mon expérience était insuffisante, je ne disposait pas de voiture ni de permis, et je n’ai bien-sûr aucun diplôme. J’ai donc atteri dans l’industrie agro-alimentaire. D’abord en intérim, ensuite via des CDD de 3 mois. Bien que mon contrat de travail ne me permettais pas — syndicalement parlant — d’atteindre le niveau de “chef de ligne”, j’en avais tout de même la tâche à l’occasion de congés des chefs de ligne officiels. Rien de bien compliqué dans ce job malgré tout. Du travail à la chaine, un regard attentif à tous les détails, et l’aptitude de réagir à tout problème en quelques secondes. Le tout à une température de 4Ã?°C (ça rigole pas, l’agro-alimentaire).
Puis un jour, en basse saison, mon 5ème CDD n’a pas été renouvelé. Le lendemain, pas de mission d’intérim. Ni le surlendemain. Par contre le troisième jour, on m’a laissé un message sur mon gsm. J’étais à 100 kilomètres de là , et mon gsm resté chez moi. Mon absence a été mal prise, et je n’ai plus été appelé…
Un peu dégouté, j’ai pensé à autre chose. J’ai continué à bosser sur divers sites web qui n’ont jamais vu le jour faute de moyens financiers. Et je suis venu me perdre à Bruxelles, et j’ai cherché un autre job. A l’heure où j’écris ces lignes, je travaille depuis bientôt 3 ans pour une société pharmaceutique. Au début, c’était presque de la chaîne… Pas de tracas, les journées passent vite… Puis j’ai gravi les échelons. Très vite, selon mon chef direct. Trop vite, selon ceux qui étaient là avant moi. Et maintenant, je suis un peu coincé. J’ai gravi en moins d’un an tous les niveaux, et je me retrouve coincé là . L’étape supérieure, c’est de devenir superviseur, mais tous les postes sont pourvus depuis pas mal de temps.
Et puis bon, le pharmaceutique, c’est bien; être à un niveau stable, où l’on sait ce que l’on a à faire, c’est très bien; mais ma passion est et reste l’informatique…
Ma vie
Le travail et la vie sont indéniablement liés. Dès lors, je trouve important d’en parler.
Je suis sur le point de me marier, nous n’avons pas d’enfant (et nous ne comptons pas en avoir dans un avenir proche). Mes temps libres, je les occupe à diverses choses que je décris dans ce blog… Je ne suis pas du genre à me fourrer devant une télé, impassible et inactif. Il est même très rare que je JOUE sur ma PS3, car je passe plus de temps à chipoter sous Gentoo. Quand je suis sur mon pc, je fais pas mal de choses un peu dans tous les sens. Je lis pas mal de blogs, je participe à des chatrooms, j’écris dans des forums ou (rarement) des wikis… Le dernier jeu auquel je me sois intéressé — Dofus — a d’ailleurs été une occasion de plus de passer du temps sous Visual Studio, à écrire du C#…
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